" Non mais regarde Chéri, j'ai trouvé une super offre sur Internet! Elle est notée 5 étoiles et les avis sont excellents!".
D'après quelques chiffres issus de sondages ou enquêtes, et repris notamment par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF), 91 % des concommateurs se renseignent sur Internet avant d'effectuer leurs achats, 80 % des acheteurs tiennent compte des avis postés et 68 % leur font entièrement confiance.
Il est évident que nous avons besoin de pouvoir faire confiance, nous ne pouvons vivre perpétuellement dans le doute, la perplexité ou la crainte de la tromperie. Et quand les choix deviennent cornéliens parce que le champ des possibles s'étend à perte de vue, il est agréable de pouvoir s'appuyer sur quelques conseils avisés... uiui. Sinon comment choisir une petite robe noire parmi les 54 modèles proposés et quasiment similaires?! D'autant, qu'à moins de traverser l'écran, il va être difficile de l'essayer. Heureusement quelques Cali-acheteuses auront pris le temps de poster leur commentaires.
Mais derrière le consommateur soucieux d'informer ses congénères peut se cacher le grand méchant loup: 28, 8% "d'anomalies" sur les avis postés ont été repérées par la DGCCRF entre 2010 et 2013, 45 % pour la seule année 2013... Et malgré le combat mené depuis plusieurs années, nous sommes encore à une moyenne de 30 % de faux avis en ligne à ce jour.
Dans une véritable guerre de la concurrence sur la toile, cette arme secrète profite d'un grand succès.
Les FAUX AVIS ou VRAIS MENSONGES - il en existe de toutes sortes. Au menu nous avons le faux avis positif pour se faire de la bonne publicité ou le faux avis négatif du concurrent agacé, l'avis dans lequel se glisse bizarrement un lien vers un autre site commercial, les faux like, les faux tweet, les faux clics.... faux faux faux.
Attention surtout aux petites structures qui y font appel pour renforcer leur crédibilité et notamment dans le tourisme. Les grandes structures les utilisent moins, elles risques trop gros à ce petit jeu de dupe et préfèrent sauvegarder leur image de marque.
Les grandes plate-formes réputées telles que Tripadvior ou Amazon font également la chasse à ces pirates d'avis qui doivent ruser toujours plus afin de ne pas être repérés.
Mais qui sont-ils? Au bout de la chaine, ces petites mains qui inondent nos Facebook, Google, Yelp ou autres, sont celles de rédacteurs en grande majorité d'Indes et Bangladesh. Ils sont embauchés par des "agences de e-réputation", implantées dans d'autres pays et notamment en France. Ces agences promettent à leurs clients "d'optimiser" leur visibilité dans les moteurs de recherche, de "booster" leur présence sur les réseaux sociaux ou encore de "publier du continu positif"... Humhum.
Le client achète un pack de 10 commentaires élogieux et 200 likes à l'agence pour une centaine d'euros, et l'agence rémunère ses petites mains peut-être 0,25 centimes le commentaire soit approximativement 1,6 euros de l'heure.
Un business bien lucratif hein! Enfin ça dépend pour qui...
Nous avons également les gestionnaires d'avis qui suppriment tout ou partie des critiques au profit des commentaires plus sympathiques. Ou encore ceux qui publient très rapidement les gentils compliments alors qu'ils reportent la publication des avis négatifs, ce qui a pour conséquence de faire apparaitre une majorité de "bons" avis parmi les plus récents.
Et il n'existe rien pour se battre contre cela?
Une norme, d'application volontaire... , a été publiée par l'AFNOR en 2013. En adoptant cette norme NF Z74-501, l'entreprise, le site, s'engage auprès de ses clients à fiabiliser la collecte et le traitement des avis des consommateurs sur Internet.
Mais ne nous leurrons pas, il est extrêmement difficile pour nous, et sans lunettes bioniques, de repérer les faux avis! Alors gardez juste en tête que nous ne vivons malheureusement pas dans le monde parfait des Bisounours et que sur la toile, la méfiance est votre meilleure arme...
En quelques mots...
Consommateur en souffrance, mal compris, pas écouté, sous estimé, trompé... dont la colère commence à monter doucement mais surement... tu as raison de te plaindre et je t'encourage même à le faire encore plus fort.
Ici je vous fais part de mes "coups de bouche" à moi, inspirés par le quotidien des personnes qui m'entourent.
jeudi 9 juillet 2015
vendredi 3 juillet 2015
Valse à quatre temps au ministère
Ou quand l'éclat du début laisse place à la plus grande incertitude.
Aujourd'hui je commencerai par une petite devinette.
Au sein du gouvernement, où est la personne chargée de se préoccuper des intérêts des 66 millions de consommateurs en France?
Vu l'ampleur du challenge c'est une équipe réactive, organisée et composée de personnes spécialisées qu'il faut pour se pencher sur ces problématiques complexes et en perpétuelle évolution.
Et c'est quoi son petit nom à notre ministère?
Et bien, en bon Caliméros de la Conso que nous sommes... nous n'en avons pas!
Nous avons eu un ministre au début du quinquennat, Benoit HAMON, ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation. Peu importe nos opinions politiques, nous devons reconnaitre qu'il s'est intéressé réellement à nous. Il nous a laissé, avant son départ à l'éducation nationale, une loi Consommation moderne, dense, certainement imparfaite mais qui aura eu le mérite de faire avancer les choses dans de nombreux secteurs et dans notre intérêt.
Maintenant nous avons un petit bout de quelque chose - comme une cabane au fond du jardin louée par un marchand de sommeil à des gamins pas sages qui n'auraient, d'après lui, pas besoin de plus.
Que je m'explique: au sein du pôle "Economie et Finances", nous avons le ministère des Finances et des Comptes publics et le ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique. Sachant que ces ministères changent de nom à peu près tous les ans - la France n'aime pas faire simple.
Dans tout ça, me direz-vous, on ne voit pas le mot " consommation". Et non! Parce qu'en fait, au sein du ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique - de Mr MACRON- nous avons une secrétaire d'état suuuuuuuuper forte puisqu'à elle toute seule, elle est chargée du Commerce, de l'Artisanat, de l'Economie sociale et solidaire et... de la Consommation !!!! De quoi faire les gros bras à coté de la seconde secrétaire d'état du ministère chargée uniquement du Numérique.
La tâche doit être épuisante et surement décourageante puisque depuis Mr Hamon, au jeu des chaises musicales, trois personnes se sont succédées. Nous avons donc eu quatre interlocuteurs différents en trois ans, quatre équipes différentes. A peine assis pour parler conso qu'il faut déjà penser à faire suivre le compte rendu aux successeurs. Un climat propice aux réflexions constructives avec des responsables intéressés par la question... Mouai.
Alors il y a un truc que je ne comprends pas moi, hein. Nous sommes en période de crise et nous devons faire des économies. Bon j'ai bien compris que tous les caliméros - ou presque - doivent appliquer ce principe. Mais pour autant nous devons continuer à consommer et même consommer plus pour relancer l'économie. Le casse-tête est compliqué mais a toujours existé.
Si, en plus, on brade la gestion de notre sort à celui, ou celle, qui temporairement en voudra bien avant de trouver mieux à faire, là ça pourrait commencer clairement à me vexer.
Est ce que cette façon de nous considérer vous donne envie de consommer en France et de rapporter de l'argent à l'état?
Nous avons de la voix, qui est là pour l'entendre?
Aujourd'hui je commencerai par une petite devinette.
Au sein du gouvernement, où est la personne chargée de se préoccuper des intérêts des 66 millions de consommateurs en France?
Vu l'ampleur du challenge c'est une équipe réactive, organisée et composée de personnes spécialisées qu'il faut pour se pencher sur ces problématiques complexes et en perpétuelle évolution.
Et c'est quoi son petit nom à notre ministère?
Et bien, en bon Caliméros de la Conso que nous sommes... nous n'en avons pas!
Nous avons eu un ministre au début du quinquennat, Benoit HAMON, ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation. Peu importe nos opinions politiques, nous devons reconnaitre qu'il s'est intéressé réellement à nous. Il nous a laissé, avant son départ à l'éducation nationale, une loi Consommation moderne, dense, certainement imparfaite mais qui aura eu le mérite de faire avancer les choses dans de nombreux secteurs et dans notre intérêt.
Maintenant nous avons un petit bout de quelque chose - comme une cabane au fond du jardin louée par un marchand de sommeil à des gamins pas sages qui n'auraient, d'après lui, pas besoin de plus.
Que je m'explique: au sein du pôle "Economie et Finances", nous avons le ministère des Finances et des Comptes publics et le ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique. Sachant que ces ministères changent de nom à peu près tous les ans - la France n'aime pas faire simple.
Dans tout ça, me direz-vous, on ne voit pas le mot " consommation". Et non! Parce qu'en fait, au sein du ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique - de Mr MACRON- nous avons une secrétaire d'état suuuuuuuuper forte puisqu'à elle toute seule, elle est chargée du Commerce, de l'Artisanat, de l'Economie sociale et solidaire et... de la Consommation !!!! De quoi faire les gros bras à coté de la seconde secrétaire d'état du ministère chargée uniquement du Numérique.
La tâche doit être épuisante et surement décourageante puisque depuis Mr Hamon, au jeu des chaises musicales, trois personnes se sont succédées. Nous avons donc eu quatre interlocuteurs différents en trois ans, quatre équipes différentes. A peine assis pour parler conso qu'il faut déjà penser à faire suivre le compte rendu aux successeurs. Un climat propice aux réflexions constructives avec des responsables intéressés par la question... Mouai. Alors il y a un truc que je ne comprends pas moi, hein. Nous sommes en période de crise et nous devons faire des économies. Bon j'ai bien compris que tous les caliméros - ou presque - doivent appliquer ce principe. Mais pour autant nous devons continuer à consommer et même consommer plus pour relancer l'économie. Le casse-tête est compliqué mais a toujours existé.
Si, en plus, on brade la gestion de notre sort à celui, ou celle, qui temporairement en voudra bien avant de trouver mieux à faire, là ça pourrait commencer clairement à me vexer.
Est ce que cette façon de nous considérer vous donne envie de consommer en France et de rapporter de l'argent à l'état?
Nous avons de la voix, qui est là pour l'entendre?
vendredi 26 juin 2015
Les frais de trop en fin de location
En cette période estivale, vous êtes de nombreux Caliméros étudiants à avoir terminé votre année universitaire et à devoir quitter votre appartement.
Un petit nid spartiate au début mais que vous avez rendu progressivement plutôt douillet. Vous avez envie de rester sur cette douce impression... et non pas sur un sentiment d'injustice parce que vous vous seriez fait rouler dans la farine au moment de la restitution du dépôt de garantie.
Votre mission, si vous l'acceptez, sera donc de jeter un oeil super-attentif aux documents qui vous seront remis par votre agence immobilière ou votre propriétaire.
J'entends d'ici " Mais c'est du chinois pour moi tout ça ". Et oui, du chinois en hiéroglyphe!!! Donc complètement propice à l'entourloupette.
Or il y a trois mots qui doivent automatiquement alerter votre radar anti-arnaques et passer tous vos voyants au rouge : FRAIS CLOTURE DOSSIER .
D'après ce que j'ai pu constater, ces frais peuvent être facturés entre 35 et 60 euros, autrement dit une sacrée somme dans un budget d'étudiant,ou un petit budget tout simplement. Mmm...
Alors oui, le propriétaire peut conserver le dépôt de garantie pour des charges locatives encore impayées - si elles sont justifiées - ou si l'état des lieux de sortie révèle des dégradations.
Mais à aucun moment la loi ne prévoit que les locataires aient à supporter un coût lié à de sombres frais administratifs de clôture ou archivage d'on ne sait trop quoi au final!
Si l’agence ou le gestionnaire estime qu’il a du supporter des frais supplémentaires au contrat initialement prévu avec le propriétaire, c’est un problème à régler avec ce propriétaire. Mais ça ne peut, en aucun cas, être imputable au locataire.
Et qu'on ne vienne pas vous dire que c'est l'état des lieux de sortie qui est facturé... Que nenni !!! La loi ALUR ( fraichement pondue en mars 2014) prévoit une participation financière du locataire mais uniquement pour les états des lieux d'entrée : site du service-public.fr sur la question.
Sur ce, je vous souhaite un bon déménagement et une excellente bronzette sur votre nouveau balcon, ou jardin pour les petits veinards. ☀️
Un petit nid spartiate au début mais que vous avez rendu progressivement plutôt douillet. Vous avez envie de rester sur cette douce impression... et non pas sur un sentiment d'injustice parce que vous vous seriez fait rouler dans la farine au moment de la restitution du dépôt de garantie.
Votre mission, si vous l'acceptez, sera donc de jeter un oeil super-attentif aux documents qui vous seront remis par votre agence immobilière ou votre propriétaire.
J'entends d'ici " Mais c'est du chinois pour moi tout ça ". Et oui, du chinois en hiéroglyphe!!! Donc complètement propice à l'entourloupette.
Or il y a trois mots qui doivent automatiquement alerter votre radar anti-arnaques et passer tous vos voyants au rouge : FRAIS CLOTURE DOSSIER .
D'après ce que j'ai pu constater, ces frais peuvent être facturés entre 35 et 60 euros, autrement dit une sacrée somme dans un budget d'étudiant,ou un petit budget tout simplement. Mmm...
Alors oui, le propriétaire peut conserver le dépôt de garantie pour des charges locatives encore impayées - si elles sont justifiées - ou si l'état des lieux de sortie révèle des dégradations.
Mais à aucun moment la loi ne prévoit que les locataires aient à supporter un coût lié à de sombres frais administratifs de clôture ou archivage d'on ne sait trop quoi au final!
Si l’agence ou le gestionnaire estime qu’il a du supporter des frais supplémentaires au contrat initialement prévu avec le propriétaire, c’est un problème à régler avec ce propriétaire. Mais ça ne peut, en aucun cas, être imputable au locataire.
Et qu'on ne vienne pas vous dire que c'est l'état des lieux de sortie qui est facturé... Que nenni !!! La loi ALUR ( fraichement pondue en mars 2014) prévoit une participation financière du locataire mais uniquement pour les états des lieux d'entrée : site du service-public.fr sur la question.
Sur ce, je vous souhaite un bon déménagement et une excellente bronzette sur votre nouveau balcon, ou jardin pour les petits veinards. ☀️
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